16.06.2007
Fin d'année scolaire : on range et on donne sur recupe.net
Voilà donc la fin d'année. Ernest et Calixte ont grandi. Certains de leurs jouets "font bébé" dans leur chambre. Les pantalons et les jupes sont trop courts... et l'idée de faire toute une procédure sur des sites d'enchères pour revendre 3 euros les 5 jeux de cartes ne vous enthousiasme pas. Mettre sur la rue, cela paraît honteux, au regard de tous les gens qui ne bouclent plus leurs fins de mois.
J'ai VOTRE solution : donnez sur ce petit site : www.recupe.net. Il n'y a pas de marchand derrière, juste un internaute entreprenant qui a créé le site. Cela prend 2 mn pour inscrire son annonce et c'est gratuit.
En plus, c'est bon pour l'environnement puisqu'il n'y a plus de matériels en tout genre, mais fonctionnels dans les décharges.
Tout s'y donne : du gazon, des jouets, de l'électroménager, des fringues, du lisier et des vieux camions (des grands, cette fois).
Alors, avant de parler (dans quelques semaines) de la rentrée, c'est le moment idéal pour déstocker solidairement. Pour l'avoir vécu, c'est souvent aussi de belles rencontres à la clef avec des hommes et des femmes, des papas et des mamans, qui grâce à vous vont pouvoir améliorer l'ordinaire. De toute façon, Ernest et Calixte ont déjà beaucoup d'idées en tête pour remplir à nouveau leur tannière...
N'hésitez plus : donnez !
14:45 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, famille, Internet, enfants, parents, école, don
20.03.2007
La francophonie : source de biodiversité culturelle
Le 20 mars, partout dans le monde, les 200 millions de francophones célèbrent leur langue maternelle ou acquise. Comme il n’est pas certain que vos enfants en entendent parler en classe, (en tapant le mot « francophonie » dans le site du ministère, on tombe sur le communiqué de presse 2006 du festival « francofffonie » (sic)), je vous propose quelques indices à glisser au dîner de ce soir (demain, vous évoquerez le printemps et la détérioration du climat, vous aurez aussi de quoi faire !!!).
Donc la francophonie, ce sont 200 millions de personnes dans le monde, ce qui n’est pas rien. Avec l’Anglais, le Français est l’une des rares langues étudiées dans tous les pays du monde et l’une des 10 langues les plus parlées sur la planète. Respect.
Son unité est dense car au gré de l’histoire, cette langue s’est harmonisée jusqu’à (c’est une tristesse pour certains d’entre nous) avoir gommé presque tous les accents des terroirs. Plus d’écrivains français à la télé ayant l’accent bourguignon de Colette !
Sa diversité est aussi immense car au gré du temps, certaines appropriations ont donné le créole, le québécois, le Français de Louisiane ou d’Afrique, par exemple. Là les accents et intonations gardent leurs reliefs. Le français est aussi une des langues diplomatiques internationales et la langue officielle des jeux olympiques.
Autant d’occasions d’évoquer aussi l’histoire (parfois dure) de cette présence du français dans le monde. Mais il serait dommage d’enfermer la francophonie dans ses racines coloniales, même s’il faut dénoncer ce passé avec force, ce que quelques auteurs francophones célèbres viennent de faire dans le Monde (édition du 16 mars 2007). Des écrivains qui n’ont pas songé à écrire leur pamphlet ailleurs que dans le quotidien bien parisien du soir, ce qui n’est pas … « fair-play » : cela aurait eu plus de panache dans le Messager du Cameroun, Walf Fajri du Sénégal ou L’Orient-le Jour de Beyrouth, journal dont la lecture est indispensable pour comprendre l’actualité moyen-orientale.
Oui, la francophonie n’est plus ce qu’elle était, et c’est heureux : la mère patrie française enseignant aux peuples ignorants. La francophonie moderne - d'ailleurs fondée par le Sénégalais Senghor, le Tunisien Bourguiba et le Nigérien Diori - est une réalité bien vivante, à faire découvrir d’urgence à nos petits citoyens du monde. Par Internet, par les voyages, par la télévision, ils ont beaucoup à découvrir de ce pays intellectuel partagé au delà des territoires. C’est une ouverture magnifique pour nos enfants que de l’apprendre.
Quelques sources à consulter avec vos enfants :
Toutes les ressources francophones sur Internet. Cela devrait vous contenter tous : parents, enfants, ados et enseignants !
Quelques radios francophones.
Le Messager du Cameroun
Walf Fajri du Sénégal
L'Orient-Le Jour de Beyrouth
L'organisation internationale de la Francophonie, présidée par M Abou Diouf. A lire, une interview de ce dernier inquiet du désamour des Français pour la Francophonie.
Et enfin, l'excellente télévision TV5Monde et son site Internet.
12:40 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophonie, france, Sénégal, Niger, Tunisie, parents, éducation
08.03.2007
8 mars : Cessez de les enfermer dans le rose et la fatalité !
La génération des mamans de 30 ans qui fait « Beurk » quand on prononce le mot « féminisme » mais profite de tous ses avantages, est aussi très convaincue par son journal féminin qu’il faut sauver le soldat « Mari », écrasé par le "nouveau" pouvoir des femmes… et dans un étrange élan de logique… n’en finit pas de tartiner sa progéniture féminine de rose.
L’entrée dans un magasin de jouets ou chez Disney reste en 2007 un spectacle époustouflant de caricature : pas moyen de sortir du rose pour les nanas. Pas moyen d’ouvrir la porte sur d’autres possibles. Les garçons ont troqué depuis longtemps le bleu layette pour le kaki camouflage, fantaisie curieuse pour des petits garçons élevés par de jeunes hommes, voire des grands pères qui n’ont jamais vu de près ou de loin un conflit. La guerre dont nous sommes indemnes, fascine.
Pendant ce temps là, nos législateurs rament à mettre en place des dispositifs d’égalité dans le travail. Mais c’est au stade de l’école, dans le cadre de l’éducation qu’il faut investir !
Lorsqu’il vous est donné (c’est mon cas) d’entendre un cadre trentenaire vous soutenir avec candeur que, s’il y a tant de chômage, c’est parce que les femmes se sont mises à travailler (il était à peine né), on se dit qu’il vaudrait mieux placer les éconocroques de l’Etat sur les plus jeunes. Non ?
Car il y a à faire. Sans vous accabler, voici 3 sujets de réflexion :
- Les filles réussissent mieux scolairement que les garçons mais elles trouvent moins facilement un emploi. Du CP à l’enseignement supérieur, elles obtiennent des niveaux de compétence plus élevés et de meilleurs résultats aux examens que les garçons, et cela dans toutes les disciplines. Mais les filles optent pour des filières qui sont "moins rentables à la fois scolairement et économiquement". A diplôme équivalent, elles s’insèrent moins bien dans la vie active que les garçons. (note du ministère de l’Ed. nationale /2006)
- En France, en 2004, quelque 13 000 mineures ont subi une interruption volontaire de grossesse. La même année, 4 500 mères âgées de moins de 18 ans ont donné naissance à un bébé.
- 51,4% des citoyens français sont des citoyennes.
Quelques suggestions :
Pour finir, un petit tour à l’association Mix-cité pour son « Action surprise contre les jouets sexistes »
Et puis, il y a l’opération de Marie-Claire qui retombe sur le début de ma chronique. Sauf que c’est pour l’éducation des filles dans le monde et on est forcément pour. Mais le coup de la rose … enfin, bref !
L'excellente campagne de 2005 de l'Académie de Versailles dont l'illustration en haut de page provient : Egalité des chances.
« Last but not least », offrez-vous un moment merveilleux, en tête à tête avec Benoîte Groult. Tant de chemin parcouru par nos aînées, cela mérite d’être respecté et… transmis. Dans quelques années, je compte sur vous pour l’offrir à vos filles, mais aussi à vos garçons : Double DVD : "Une chambre à elle", Entretiens de Anne Lenfant avec Benoîte Groult. Le site de l'éditeur de ce film mérite aussi le détour : Hors champ Productions, octobre 2006.
11:05 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : éducation, Mix-cité, 8 mars, féminisme, journée_de_la_femme, 2007, femme
17.10.2006
Ces petits harcèlements qui minent un écolier
Les enfants gardent souvent pour eux ces petites bêtises, ces colibets, ces rigolades sur un nom de famille qui circulent sur les bancs de l’école, dans les couloirs ou à la récré. Ces petits harcèlements sont autant de violence. Un enfant qui garde cela pour soi génère de l'angoisse, de l'agressivité ou génère à terme une vraie bombe à retardement de malaise.
C’est à nous parents d’y penser régulièrement. Sur un mode informel, comme ça, pour tester que tout va bien.
Car votre enfant puni pour avoir fait tomber toutes les 30 secondes ses affaires par terre alors que c’est son voisin qui s’y amuse. Cela fait enrager, n’est-ce pas ?
Et le crachas dans le taille crayon de votre petit écolier qu'il est peu ragoutant de nettoyer. Cela en dit long sur le fait qu’il est pris pour cible de jeux idiots, mais parfois vexatoires.
Evaluer. Surtout ne pas laisser passer. En parler à l’enseignant, via le carnet de correspondance. Sans accuser. Mais pour alerter. Enfin, revenir sur le sujet régulièrement.
Il faut que nos enfants sachent que, toujours, à chaque instant, nous sommes là pour les protéger. Cela donne à leur vie l’allure d’un espace de liberté pour évoluer et grandir.
Cela parait évident ? Et bien, pas toujours pour les enfants. Il est très important de le LEUR DIRE, à voix haute, et... souvent !
12:23 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, école, écolier, solidarité, parents, famille, harcèlement
09.10.2006
Enfants handicapés : une chance pour nos écoles!
L’enfant handicapé a les mêmes droits que tous les autres enfants d’aller à l’école. Seulement voilà : les locaux sont rarement adaptés, les enseignants spécialisés pas assez nombreux, les enseignants et administrateurs embarrassés de savoir quoi et comment faire, les élèves d'IUFM pas très incités, les parents inquiets que tout ça ne retarde un peu la classe de leurs bambins. Compliqué, pas le temps !
Alors que les enfants, eux, quand on leur en parle, sont très solidaires et prêts à donner un coup de mains. Je ne dis pas cela en l’air en faisant du bon sentiment. C’est du vécu. Dans une école, je connais un petit garçon ;) de Mat 1 qui s’est pris de passion pour un « plus grand » de 8 ans, un jeune autiste. Nous avons vu évoluer cet ami, V., dans sa CLIS (classe d’adaptation et d’intégration scolaire). Les enseignantes spécialisées y font un travail incroyable. "Ce sont des dentellières" dit un papa.
Dans cette école formidable, les CE et les CM font du sport avec les enfants autistes, ils en deviennent les tuteurs, encadrent un peu leurs gestes parfois peu précis, les accompagnent à tour de rôle à la cantine. Tout le monde y gagne.
V. ne souriait pas, il y a trois ans. Aujourd’hui, oui, il sourit, sait dire des mots, comprend tout ce qu’on lui dit (il comprenait déjà tout, mais sans pouvoir échanger). Et le petit garçon que je connais (8 ans déjà) , qui va dormir chez son copain, a lui aussi appris des mots en forme de signes.
Et aussi que nous ne sommes pas tous pareils… Avec certains copains, on se met en compet', avec d'autres on leur donne la main.
Voilà, c’est beau… Sauf qu’après ce havre de paix scolaire, ses parents vont à nouveau devoir lutter : car après 13 ans, aucune structure éducative réelle n’existe. Est-ce bien « normal » ?
18:15 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élève, enfant, handicap, école, éducation, politique, santé
14.09.2006
Parrainer un enfant, éduquer ses enfants
Leng Li Da vient de nous envoyer son bulletin scolaire. Bravo ! elle fait des progrès. Mais qui est Leng Li Da ? C'est la petite fille cambodgienne dont nous parrainons la scolarité, via Les Enfants du Mékong. Une aide élémentaire pour elle, une ouverture du regard pour les enfants, à la maison. Mathurin et Adélie, à vos plumes !
Ecrire à Leng Li Da, découvrir quand on n'a pas trop envie d'aller à l'école que pour d'autres enfants... c'est presqu'un luxe (j'avais un jour interviewé une petite soeur d'une congégation en Afrique qui me disait dédoubler ses classes : en 2 x 80 !!!).
Et puis écrire à Leng Li Da, ne pas raconter n'importe quoi : parce que les Game Boy, les biscuits Prince et les vacances au "club", elle ne sait pas ce que c'est.
Nous sommes ravis de ce parrainage.
Aider un(e) enfant à accéder au savoir, pour 21 euros par mois.
Apprendre à nos loulous que le monde est vaste et pas - encore - si uniformisé que ça. Sans prix.
Pour en savoir plus et se lancer :
Enfants du Mékong
07:45 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, élève, enseignement, solidarité, humanitaire, écriture, solidaire
31.08.2006
200 millions d'enfants travaillent dans le monde
A l'heure de la rentrée scolaire, ayons quand même une petite pensée pour tous ces gosses qui, à travers le monde sont privés à jamais d'accès au savoir. Ils sont plus de 200 millions, dont des enfants d'à peine 5 ans. Sans les culpabiliser, voici un film pour en parler avec vos enfants : Film de l'OIT (Organisation internationale du travail)
11:02 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail des enfants, exploitation, école, rentrée scolaire, solidarité, humanitaire
26.07.2006
Et si la cuisine remplaçait les devoirs de vacances ?
Essayez : faites de la cuisine avec vos enfants pendant les vacances. C’est tout aussi profitable que de réviser sur des cahiers imprimés. Tout d’abord, élaborer un plat c’est bâtir ensemble un projet commun. Pas si fréquent au quotidien. Très formateur pour les grands et les petits.
Il y a une recette – au début, choisissez quelque chose de simple et sans danger pour les enfants – et donc des consignes à respecter. « Lis tout haut la recette ». Vous allez évaluer sa capacité à lire avec fluidité et sa compréhension du texte. S’il y parvient mal, on reprend ensemble, gentiment. L’enfant perçoit que lire n’est pas un pensum. Ca peut aussi servir dans la vraie vie à se débrouiller tout seul.
Ensuite, un peu de méthode : on sort tous les instruments dont on a besoin. La recette a dit un bol ? Oui, mais il faut séparer les blancs des jaunes d’œufs pour ne garder que ces derniers. Donc, prévoyons un petit récipient supplémentaire. Et puis, un verre mesureur ou une balance. Préchauffer le four un peu en avance. A quelle température ? Laissez faire l’enfant : il va vous montrer qu’il aime faire, qu’avec un peu d’encouragement, il préfère faire tout seul.
Viennent les mesures. Un peu de maths sans en avoir l’air ;). "150 gr de beurre dont vous prélevez la moitié". Si ça bloque, on sort du papier et un crayon. "Ca fait 75 gr", lance le mitron content d'avoir franchi l'étape.
Voilà. La recette a pris forme. Encore un peu de méthode : on nettoie les ustensiles et le plan de travail, comme chez les grands chefs. Cette fois, c'est prêt. Votre héros va répandre la nouvelle : « C’est moi qui l’ai fait ! ». Jouez-la modeste. Au fait, qu'allez-vous faire de ces blancs d’œufs qui vous restent sur les bras ?
17:50 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, cusisiner, enfants, devoirs, vacances, méthode, projet commun
18.07.2006
Les jeunes libanais nous rappellent leur histoire
Les écoles françaises au Liban sont là de longue date. La francophonie et nos liens avec ce pays sont là. Plus encore lorsque ce beau pays souverain, qui fut un tel exemple d'art de vivre ensemble dans la différence, doit subir encore la guerre.
Alors, pour penser à eux, à ces jeunes francophiles de Beyrouth, je vous propose de découvrir les lauréats du Concours multimédia des lycéens libanais de 2005. "Liban d'école", ou le Liban vu par ses jeunes.
C'est sur un site à vraiment visiter : Libanvision.org
Si vous voulez retrouver toutes les dates cruelles du Liban et l'espoir de Paix de ce pays, deux lycéens Georges et Joseph vous ouvrent les yeux. Respect.
Une dernière lecture en ligne, pour changer de notre journal de 20Heures : rien de mieux que de consulter L'Orient-Le Jour, le quotidien de Beyrouth.
18:00 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Liban, lycéens libanais, multimédia, guerre, paix, francophonie
10.07.2006
Enfants en vacances : s'écrire par Internet
"Bonjour, ..."
C'est beau les cartes postales. Cela a le mérite de faire écrire un peu les enfants pendant les grandes vacances.
Mais il y a aussi Internet. Même petits, avec l'aide d'un parent ou d'un grand parent, ou de cousins, faites cette expérience. Les petits racontent des trucs drôles, gèrent mieux la distance. Des fois, ils écrivent : "On a vu un cheval"... Et rien d'autre. Parfois, ils marquent leur territoire : "... J'espère que vous n'allez pas au restaurant sans moi !".
L'avantage aussi, c'est que cela se conserve et, pour les plus technophiles, cela s'agrémentede petites photos numériques.
Allez, gardons quand même les cartes postales. Ecrire "à la main" est aussi un peu de vacances en partage.
16:58 Publié dans Vivre ensemble | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, enfants, écrire, écriture, cartes postales, photos







