16.05.2008

Lire Heureux à l'école à partir de ses héros

Cette page vous permet de lire le blog autrement, et de retrouver tous les héros du blog...
La liste est loin d'être exhaustive et sera complétée au fur et à mesure. Laissez vos commentaires au gré de vos lectures...

Achille et Solange = "Rentrée scolaire, cadrez, organisez, parlez !"
Adolphine = "Le cahier", film à voir et discuter avec vos enfants

Anselme = T'en veux une ? Non merci
Arsène et Jeanine = Temps scolaire : comment situer nos enfants dans la durée ?
Christiane et Roger = Ricochet, le portail européen de la culture jeunesse
Ernest et Calixte = ils donnent tout sur "recupe.net" !
Eustache et Adèle découvrent les Fourberies de Scapin
Gabin et Marguerite apprennent la géographie... sans perdre le Nord !
Garance = , en CE1 et ses heures de devoirs !
Gaston et Simone = Nos enfants se dispersent : nous optons pour le zen
Georges et Marthe = Faut-il utiliser Internet pour les devoirs ?
Georgette = Pourquoi une mauvaise note est une chance
Georgette et Marcellin La passion Léonard de Vinci
Germain Contradiction 5 nos enfants et les déclages horaires
Honorine et Barnabé adorent voyager en voiture pour jouer aux "Yeux de lynx"
Isaure et Gustin deviennent fans de maths grâce à Thérèse Eveilleau
Jacotte Les enfants, l'argent et le virtuel
Louisette, Madeleine, Gaston et Gustave Pourquoi les voyages forment-ils la jeunesse ?
Mathurin et Adélie Parrainent un enfant du monde pour grandir solidaires
Marius L'orthographe, les parents et la citoyenneté
Muguette et Nicomède La transversalité donne du sens aux savoirs
Odilon Le budget de l'éducation et la cour de l'école
Raymonde et Gilbert assistent à un vote manuel : belle leçon de démocratie
Suzanne et Gibus Apprendre l'anglais avec Nintendo
Viviane et Roméo ne veulent pas lire les livres d'enfance de leurs parents !
Yolande et Firmin La géolocalisation pour faire... pipi
Yvette = MP3 : injectez de la culture musicale
Yvonne et Prosper = Le groupe nominal sujet : notion et fonction

18.02.2008

La fin de la grammaire générative ?

Le retour à la grammaire classique "sujet-verbe-complément" est donc annoncé. Pour les parents qui ne s'en sortent pas avec les groupes nominaux et autres déterminants, voici un petit rappel du problème à travers deux textes de ce blog.

Qu'en est-il de la grammaire générative ?

Le groupe nominal sujet : notion et fonction

L'année scolaire étant loin d'être terminée, tous les lecteurs de ce blog seront ravis (moi aussi !!!) de profiter de vos lumières et astuces pour gérer efficacement ces leçons de grammaire actuelle.

03.09.2007

Rentrée scolaire : ne ratez pas la réunion parents enseignants

Leur lâcher la main dans la cour de l'école, c'est toujours un grand moment d'émotion. Mais vous aussi avez quelques devoirs en perspective pour cette rentrée scolaire (en dehors de dégainer votre chéquier).

Cela commence par la réunion de rentrée scolaire où vous êtes conviés à rencontrer l'enseignant. Très souvent, c'est dans la classe même, à la place de votre champion.

C'est donc très important pour visualiser où notre enfant va évoluer toute l'année, où se rangent les manteaux, où sont afficher les dessins et les règles qui entourent le tableau.

Ensuite, on a un peu la "feuille de route de l'année".
- Savoir ce qu'on attend pédagogiquement des enfants,
- Comment se gèrent les devoirs,
- Connaître les activités proposées,
- S'il y aura des sorties,
- Comment l'enseignant entend communiquer avec les parents...

Comment pourrait-on faire l'impasse sur une telle opportunité de rencontre et de mise en phase ?

C'est aussi le moment de poser vos questions (pas trop perso : les autres parents, à ce moment-là, se moquent de savoir que votre petite Huguette a peur des araignées).

Voilà. Bonne rentrée. N'oubliez pas que dans 3 semaines, ce sera l'élection des représentants des parents d'élèves au sein de l'école et que c'est votre devoir - encore - de voter.

J'ajoute des notes de la rentrée passée... qui n'ont pas pris une ride :
- Militons pour des cartables légers
- Bien organiser sa chambre

28.08.2007

T'en veux une ? Non, merci !

Il est toujours intéressant d'écouter ce que disent les parents et les enfants. C'est le bon vieux truc : "Qu'est-ce que tu me dis quand tu me parles ?". Et bien, avec un peu d'attention, on découvre des choses étonnantes.

Par exemple, cette propension des parents à questionner au lieu d’ordonner calmement ou encore à menacer sans fin et sans mise en exécution (heureusement parfois, étant donné les menaces !!!).
C’est une question de relation, d’autorité, de légitimité et de confrontation, parfois de prise de pouvoir des petits sur les grands.

Ainsi entend-on souvent les parents demander à leur enfant de faire telle ou telle chose sous la forme d’une question :
- « Adèle, veux-tu bien mettre ton bonnet ? ».
Adèle a une réponse très logique : « Non, pas maintenant ! ».
- « Adèle, je te dis de mettre ton bonnet ! »
A nouvelle formulation, nouvelle inflexion dans l’amabilité de mademoiselle : « Non ! j’ai pas envie ! » (au cas, maman, où tu n’aurais pas compris).
- « Adèle, tu le mets ce bonnet, oui ou non ? Tu sais que tu commences à m’énerver ! »
Adèle traduit le « tu commences à m’énerver » (seulement ?) comme une bonne marge de manœuvre en perspective.
Le tout est usant pour le parent comme pour l’enfant. Cela ne trace aucun contour lisible pour l’enfant qui, telle une bille de flipper, fait sa vie comme il peut, sans repère véritable, balloté selon sa propre humeur.

La menace annoncée est un autre exemple. Je pense à ce dynamique Anselme qui, dans la verdeur de ses 4 ans, s’est précipité devant moi cet été, à travers les voitures en attente dans une station service. Son but ? Appuyer sur un magnifique bouton d’urgence rouge situé, il est vrai, à sa hauteur. Le père voyant son fils démarrer en trombe, croit intervenir en posant cette question magnifique :
- « Mais Anselme, qu’est-ce que tu fais ? »
Il court Monsieur, il court et pris par l’élan de sa motivation à pousser ce beau bouton rouge, il a franchement autre chose à faire que de répondre à son père.
- « Anselme, tu vas t’arrêter, oui ? »
Et bien non, pas le temps. Du coup, Daddy sort la menace suprême, audible juste avant que la sirène ne soit déclenchée par sa progéniture :
- « Anselme, t’en veux une ? »
Alors, la réponse fusa, intelligente, et bien tournée quant à la politesse : « Non, merci papa ! ».
"Oin-Oin-Oin" fit la sirène de service paniquant les vacanciers alentour.

Voilà. Dire les limites, veiller à ce qu’elles ne soient pas dépassées, ou peu. Expliquer avant, appliquer pendant, cela n’est pas facile mais cela donne toute sa légitimité à notre parole de parents. Comme la pub (qui sait si bien parler aux enfants de ce qu'ils connaissent) le disait : « Tu as dépassé les bornes des limites, Maurice ! ». Bonne rentrée !

16.06.2007

Fin d'année scolaire : on range et on donne sur recupe.net

medium_Pirate-playmobile.jpgVoilà donc la fin d'année. Ernest et Calixte ont grandi. Certains de leurs jouets "font bébé" dans leur chambre. Les pantalons et les jupes sont trop courts... et l'idée de faire toute une procédure sur des sites d'enchères pour revendre 3 euros les 5 jeux de cartes ne vous enthousiasme pas. Mettre sur la rue, cela paraît honteux, au regard de tous les gens qui ne bouclent plus leurs fins de mois.

J'ai VOTRE solution : donnez sur ce petit site : www.recupe.net. Il n'y a pas de marchand derrière, juste un internaute entreprenant qui a créé le site. Cela prend 2 mn pour inscrire son annonce et c'est gratuit.
En plus, c'est bon pour l'environnement puisqu'il n'y a plus de matériels en tout genre, mais fonctionnels dans les décharges.

Tout s'y donne : du gazon, des jouets, de l'électroménager, des fringues, du lisier et des vieux camions (des grands, cette fois).

Alors, avant de parler (dans quelques semaines) de la rentrée, c'est le moment idéal pour déstocker solidairement. Pour l'avoir vécu, c'est souvent aussi de belles rencontres à la clef avec des hommes et des femmes, des papas et des mamans, qui grâce à vous vont pouvoir améliorer l'ordinaire. De toute façon, Ernest et Calixte ont déjà beaucoup d'idées en tête pour remplir à nouveau leur tannière...

N'hésitez plus : donnez !

08.06.2007

Pourquoi les voyages forment-ils la jeunesse ?

medium_Enfants_voyages.jpgDe retour d’un récent voyage en famille à Amsterdam, je viens d’expérimenter les bienfaits de ces escapades qui mettent les enfants à la fois dans l’exotisme et la pleine réalité. Ce n'est pas si courant dans leur existence.

Dans la même logique qu’un grand investissement dans le "faire" avec les mains, manier, construire, élaborer est une richesse fondamentale à offrir à son enfant dans ses toutes premières années (cf mon article sur la cuisine), faire un voyage peut prendre une dimension éducative, un partage et une transmission de parent à enfant extrêmement structurante. C’est aussi "faire", en quelque sorte.

Car à bien regarder évoluer nos petits héros quotidiens, force est de constater que Madeleine, Gaston, Louisette et même Gustave ne sont pas, comme leurs prédécesseurs, des fabricants. Sans revenir sur le bon vieux temps du Meccano, nous leur donnons peu l’occasion d’être industrieux.

Pourquoi parler de faire pour évoquer les voyages ?
Et bien, ce n’est pas si loin. J’évacue tout de suite le voyage en clubs services, sorte de prison dorée (avec parfois barbelés et militaires dans certains pays comme l’Egypte ou la République dominicaine), lieux où les parents décompressent sachant leurs enfants pataugeant et mangeant au buffet géant ce qui leur passe par la tête, tout en apprenant le rock à 6 ans avec une animatrice étudiante.
Non, je parle du voyage préparé et vécu ensemble. Voici quelques idées, faciles à appliquer et très éducatives (et sympas) :

- En voiture, on commence par éteindre le GPS (arrêtez avec le GPS : 90% des gens ne savent pas le programmer et conduisent en tripotant des boutons !). Lire une carte, c’est… pas facile mais passionnant. « Madeleine, tu fais le copilote ! ». On aura pris du temps avant pour expliquer les autoroutes, les routes, les km affichés, prendre une direction, etc… Pour les plus calés, on fera des calculs de distances, en combien de temps, etc… et la géographie en générale : le pays, la région, la ville, le fleuve d’à côté…
- Si l’on voyage en voiture en Europe, il faut se préparer à un étonnement : nos enfants ne bronchent pas une oreille quand on dit « Regardez, on entre en Belgique ! ». Non événement absolu : vous avez des européens à bord.
- Préparer votre voyage par Internet ensemble : que va-t-on aller voir ? Discussion et arbitrage en famille assurés. Profitez-en pour commander de chez vous vos entrées aux musées ou dans les parcs d’attractions. Plus de files d’attente sur place.
- Offrez-leur un carnet de voyage (avec une trousse). On colle les tickets, on marque le soir à l’hôtel ce qu’on a vu. Exercice d’expression libre… très libre ! (à conserver au retour, car écrire ancre aussi la mémoire de son vécu).
- Confiez-leur des sous. Compter son budget, surtout dans une autre monnaie, fait travailler les tables d’addition, de soustraction aussi, malheureusement…
- Si vous optez pour la version campagne, c’est sans doute que vous avez déjà l’attitude de mettre en pratique leurs savoirs sur le terrain. Jouez-la « explorateur » avec l’équipement (jumelles, attrape insecte, boussole).
- Investissez dans des appareils photos jetables et surtout laissez-les faire : vous serez étonnés de leur talent et de la pertinence de ce qu'ils photographient ! (à coller dans leur carnet, bien sûr).

Voilà, les vacances approchent. J’espère vous avoir convaincus un petit peu. Mettre en pratique ses savoirs, c’est la meilleure façon de démontrer à son enfant que ce qu’il apprend à l’école sert à quelque chose de tangible : découvrir, explorer, engranger, être autonome, s’enrichir, ouvrir son regard.

Côté Amsterdam, la maison d’Anne Frank (la file d’attente est un peu longue, mais c’est très émouvant pour les enfants et les grands. Grande leçon d’histoire)
Pour équiper Gustave, l'explorateur : un tour chez Nature & Découvertes

14.05.2007

A Paris, une curieuse enquête sur les enfants

medium_MGEN_Entreprise.jpgDERNIERE MINUTE : cette enquête a été suspendue à la demande de la FCPE, le 21 mai 2007. Je laisse mon article pour qu'il soit possible de juger sur pièce...

Cela s'appelle "Etude sur la santé des enfants dans les écoles primaires parisiennes". De fait, la Ville de Paris et la fondation MGEN entreprise diffusent auprès des parents parisiens une étude que je trouve pour ma part abusive.
Car sous couvert d'enquête anonyme, il y a un N° de référence et l'indication que l'enquête sera reconduite dans 5 ans.

En quoi la mort de l'animal de la famille ? le divorce des parents ? de savoir si un enfant a récemment dormi dans le lit de ses parents et si l'on est dans un état de fatigue ou d'anxiété au moment de remplir ce formulaire a une réelle pertinence ???
Je vous laisse juge : à lire, le questionnaire en direction des parents
Il y a aussi un questionnaire pour les enseignants

J'oubliais. l'enquête ne serait pas parfaite sans l'adjonction du bilan fait par le médecin scolaire. Cela ressemble vaguement à un passage au crible avant une incarcération !!!

02.05.2007

Violence éducative, la plus cruelle des transmissions

medium_OVEO_Violence_éducative_ordinaire.gifFrapper un enfant pour qu’il obéisse, tel un âne bâté, semble encore un geste ordinaire à certains. Une belle initiative vient pourtant demander que cela change.

Imaginez un instant :
Vous êtes dans votre bureau, ou bien dans votre atelier, devant votre machine. Toujours est-il que vous avez en tête, avec un peu de culpabilité, cette fichue tâche que vous n’avez toujours pas faite. Ce n’est pas un drame en soi, mais cela reste à faire…
C’est vrai, vous êtes un peu débordé en ce moment, il y a vos soucis personnels, l’obligation de finir cette tâche… que vous avez eu tendance à négliger un peu.

Tout à coup votre chef de service, ou votre chef d’atelier, rentre dans votre espace de travail et vous hurle dessus :
« C’est quoi ce truc ? Pourquoi t’as pas fini ? Je te l’ai pas dit 100 fois de finir ce machin là ?! Tu te fous de moi, hein, c’est ça, tu me nargues ? »…
Et sans vous laisser le temps de lui répondre, il fonce sur vous et vous flanque une claque magistrale. Pas du tout inquiet de votre air terrorisé ou que vous puissiez souffrir, il vous en retourne une autre encore plus forte. « Ca t’apprendra à te moquer de moi ! ». Et il sort, vous laissant là sous le regard de quelques témoins. Blessure, honte et haine mêlées. Ne cherchez pas de l’aide. Ce type a une autorité absolue sur vous.

Réveillez-vous, ce n’est qu’un cauchemar,... des plus invraisemblables, n’est-ce pas ?

Malgré la très petite prise de conscience que frapper une femme est interdit et sacrilège, il est encore convenu et implicite pour certains qu’une bonne raclée de son propre petit enfant, « ça peut pas faire de mal ».

Pourtant, celui qui est frappé enfant frappe à son tour ses enfants… ou ses élèves. Je suis d’ailleurs bien persuadée que l’enfant qui, dans la cour de l’école, ne sait que frapper les autres, est un enfant souvent frappé lui-même. Cycle accablant des transmissions de la violence.

Pourquoi frappe-t-on son enfant ? Vaste sujet...
Ceux qui battent ont leur part de gifles anciennes à régurgiter sur quelqu’un mais aussi un trop plein de peur de l’échec, du ratage de la porte « réussite », souvent du à leur propre parcours et aux pressions qu’ils ont subies. Aux pressions qu’ils subissent encore. Franchement, avec un peu d’aide extérieure, il est possible de faire baisser ces angoisses en soi, donc de ne pas en investir son enfant.
Un piou-piou, ça change avec tant de souplesse, contrairement à nous ! La violence ne peut que le tétaniser, en faire un adulte sans estime de soi. « L’enfant tétanisé dans son corps est sidéré dans sa pensée », dit la psychologue Suzanne Robert-Ouvray. La coopération, elle, épanouit. Et cela s’apprend.

Heureuse initiative
A l’initiative de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO), 115 associations françaises ont donc signé un appel pour que les enfants soient comme les adultes préservés des violences physiques. « En procédant à cette interdiction par la modification de l'article 371-1 du Code civil, la France remplira les engagements qu'elle a pris en signant la Convention relative aux droits de l'enfant, convention dont l'article 19 impose aux États de "protéger les enfants contre toute forme de violence".
Et elle rejoindra les 18 États, dont 16 États européens, qui ont déjà interdit sur leur territoire toute forme de punition corporelle infligée aux enfants. »

+ A consulter : le site du OVEO
+ Etre écouté ou se former dans une école des parents et des éducateurs
+ Découvrir le collectif « Ni claques, ni fessées »
La Fondation BODY SHOP contre la violence domestique

23.04.2007

Le vote manuel, belle leçon de citoyenneté

medium_France_tricolore.jpgLe débat est enclenché sur le vote électronique. Il semble tout de même curieux que cette disposition soit sortie au grand jour, à trois semaines du premier tour à la présidentielle et sans que les électeurs aient encore reçu leur carte électorale.

Côté éducation, je prône le vote manuel. Il me semble essentiel de maintenir cette ballade en famille un peu particulière. Vous vous rappelez sans doute vous-même comme un vrai souvenir d’enfance, d’avoir accompagné vos parents à l’école municipale du quartier (tout un symbole, ceci dit en passant) pour les voir voter.

En France, on vote le dimanche, contrairement à beaucoup de pays où cela se passe en semaine, en glissant son bulletin dans l’urne, avant ou après sa pause déjeuner.
Nous, en France, on vote le dimanche. Avant ou après le Poulet-Belle-mère. Du coup, les enfants sont aussi là pour nous accompagner. Et nous avons beaucoup à leur dire à ce moment-là. C’est complémentaire à l’éducation civique scolaire. Parents, une fois de plus, prenez votre part… transmettez !

Donc, on entre dans la cour (super propre la cour), on cherche son bureau de vote. Là, il y a des gens comme nous, enfin encore mieux que nous puisqu’ils passent leur dimanche à proposer des bulletins à l’entrée à leurs concitoyens. Acte gratuit, si il en est.
« Et pourquoi y’en a d’autres à l’autre bout de la pièce qui prennent des notes ? Et pourquoi y’en a un (une) qui reste debout en répétant sans cesse « a voté » devant une grande boîte en plastique ? », s’interrogent la petite Raymonde et l’espiègle Gilbert qui soulève le rideau de l’isoloir comme la jupe d’une fille !. « Non, Gilbert, le vote, c’est secret ». Maman a-t-elle dit « c’est secret », ou « c’est sacré » ? C'est pas le moment de la faire répéter : elle est concentrée. Le p’tit Gilbert sent bien qu'il faut lâcher sur la pitrerie. Les parents ont expliqué à table à quel point c'est du sérieux.

Et bien voilà : voter, c’est exprimer sa voix, tous les citoyens ont une voix et elle compte la même chose, elle a le même poids que celle du jeune black, celle du pâtissier et celle de la mamie qui font ensemble la queue pour atteindre l’urne.
C’est à la fois très secret (son choix) et très public : le nom de papa ou de maman a été prononcé bien haut, avec l’adresse même, et 4 personnes au moins ont été témoins du vote.
Impressionnant.

Face à la dématérialisation étendue de nos actes – écrire une lettre d’amour, retirer de l’argent, payer ses impôts – il est vraisemblable que nous aurons droit au vote électronique généralisé pour la prochaine présidentielle. Outre le risque évident de fraude, il faut s’inquiéter de cette virtualisation de la voix du peuple qui, en France et en Europe, a un privilège si rare en ce bas monde : voter.
Nos enfants doivent être convaincus que notre devoir citoyen est aussi… un droit. Eux aussi demain, auront leur mot à dire…

NB : A lire, et méditer : l'exemple fameux du vote électronique au Brésil.

Un moteur de recherche Internet pour les enfants ? Testez d'abord

La société FREE fait la promotion de son moteur de recherche pour les enfants, BABYGO. Rien de mieux que de tester soi-même en tant qu'adulte et parent avant de lâcher les bambini sur cet outil.

Le concept est intéressant, puisqu'il permet aux enfants de trouver des définitions, des images, des synomynes, etc..;

Bon, tentons le mot "cochon" :
PREMIER RESULTAT : un site plutôt bien sur les ... rongeurs ! Il va y avoir des surprises dans les exposés sur les cochons !!!

2E RESULTAT : ça se corse avec un jeu de dessin, plutôt pour adultes : le test du petit cochon = dessine un cochon et je te dirai qui tu es (chaque morceau d'anatomie répond à un critère psycho du dessinateur). Evidemment, ça finit sur : "La longueur de la queue indique la qualité de tes relations sexuelles...". Est-ce vraiment sérieux sur un moteur de recherches intitulé BABYGO ???

UN AUTRE RESULTAT :
- "Menu assiette de cochon,souffrances, cruauté et esclavage animal, la viande rend malade : le cochon, le goût de la mort dans nos assiettes et dans notre bouche".

Je reste plutôt dubitative... à moins que le filtrage s'améliore...

Toutes les notes