22.07.2008

Devoirs d'été : le chic, c'est le socle !!!

A la rentrée, vous entendrez parler du « Socle commun de connaissances » qui s’applique à tout le primaire. Donc à votre magnifique Auguste et sa soeur, la sportive Muguette. Profitons-en pour en découvrir les grandes lignes et y puiser quelques idées simples et efficaces pour réviser cet été avec les enfants.

Socle commun de connaissances : de quoi s’agit-il ?
Le ministère Robien avait déjà entamé des recentrages en matière de pédagogie et d’objectifs : retour à la dictée, à la méthode de lecture syllabique (bien qu’avec un peu de démarrage global…),etc… Va entrer aussi en lice la refonte de la grammaire pour revenir à des principes plus traditionnels.
Dans ce cadre, la formulation d’un socle commun de connaissances et de compétences se donne pour objectif d’uniformiser et mieux évaluer les acquis des élèves.
Voici les 7 piliers, non de la sagesse, mais du socle :

1. La maîtrise de la langue française
2. La pratique d’une langue vivante étrangère
3. Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
4. La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
5. La culture humaniste
6. Les compétences sociales et civiques
7. L’autonomie et l’initiative

Quel rapport avec nos vacances ?
Et bien, qui dit vacances prolongées des enfants, dit petits devoirs en famille. Pas dans les premiers jours, voués à la décompression des pneus de nos bolides d’enfants. Ils en ont fortement besoin. Mais après quelques semaines, nous parents, nous demandons bien quoi leur faire faire. Il y a toujours les cahiers de vacances, qui contiennent plus de vignettes à regarder que d’exercices.

Solution efficace et pas chère
L’une des solutions les plus efficaces est de plonger dans les cahiers que les enfants ont rapporté à la maison aux derniers jours de l’école et de choisir 10 règles de base pour l’été : en français, grammaire, arithmétique, dates d’histoire, définitions de géographie, mots de langue étrangère. Pas plus ? Non… pas plus. C’est en fait déjà beaucoup. Recopiez le tout dans VOTRE cahier et achetez un cahier par enfant pour faire des exercices écrits, type dessins géométriques, frises (parfaites !), conjugaisons, petites opérations...

Mode d’emploi
On peut opter pour le « tout par cœur », mais juste quelques règles. Par exemple : l’adjectif qualificatif, le passé composé, les formes géométriques (définitions du carré, du rectangle, du triangle, des parallépipèdes, selon le niveau. Choisir du « pratique illustré » en histoire & géo. Interrogez sur les mots d’anglais, style à table : « Comment se dit un couteau, une fourchette, une pomme, une chaise ? ».

L’important, c’est d’entretenir ces 10 règles que vous vous êtes fixées durant l’été. Moins besogneux que le cahier de devoirs. Vous allez apporter votre petite pierre au socle commun de connaissances et de compétences de votre infatigable crawleuse de Muguette et de ce génie du pâté de sable à créneaux qui s'est révélé cet été en la personne d’Auguste. Vous avez vraiment de quoi être fiers !

A lire également :
- Faites ensemble la cuisine pour réviser les notions essentielles
- Pourquoi les voyages forment-ils la jeunesse ?
- Merveilleux calcul mental : combien de fois notre coeur bat-il par jour ?

20.03.2008

Pourquoi une mauvaise note est une chance

Georgette a rapporté un zéro (0/20)* de l’école et rase les murs, index vissés aux oreilles pour anticiper vos hurlements. « C’est quoi cette note ??? »... Georgette a tout faux car vous allez la surprendre.

« Il faut que je te dise… »
C’est un signe, Georgette tourne autour du pot et vous sentez bien qu’elle a quelque chose à dire. Elle éviterait sans doute d’évoquer ce sujet pénible s’il n’était pas couronné d’une torture finale : vous demander de signer le chef d’œuvre. Par un phénomène bien connu d’interaction, elle s’attend à vous entendre monter sur vos grands chevaux et à, soit :
- fermer les écoutilles en attendant que l’orage passe ;
- pleurer d’angoisse ou de tristesse en espérant percer le front orageux et attendrir votre cœur de parent, déjà si moelleux…

Dans tous les cas, à l’intuition, elle sait que le temps fera le reste, punition ou pas punition à la clé. Vous criez, elle se recroqueville : c’est interactif. Ce qui est certain, c’est que rien n’aura été réglé… Jusqu’à la prochaine copie colorée en rouge…

Changement de stratégie
Et si on décontenançait Melle Georgette ? Car en tant qu’adulte, nous savons bien qu’une mauvaise note n’est pas la fin du monde (après tout, nous l’avons vécu, n’est-ce pas ? ;). Trouver le pourquoi de la mauvaise note avec l’enfant va permettre deux choses :
- lui éviter de s’enfermer dans la confusion entre soi et la note qui consiste à dire « je suis nul(le) ». Non, c’est la note qui est nulle, pas toi. Le « de tout façon, je suis nul(le) », c’est mauvais pour l’estime de soi et fataliste…
- l’obliger avec sérénité mais fermement à remetttre en cause ce qui s’est passé. Cela demande un peu d’honnêteté et d’engagement : il va être question d'effort.

Poser ensemble le diagnostic
Là, il faut bien poser le cadre : "Je ne te crie pas dessus mais je prends du temps pour toi. Tu respectes donc ce temps de discussion. Autrement, j’en reviens à la punition bête et méchante et c’est idiot, pour toi comme pour moi". Les enfants adhèrent à ce contrat parce qu'il est sensé. Alors ? C’est quoi le problème ? Voici quelques pistes à explorer. Une mauvaise note, cela peut venir de savoirs non acquis ou d’une attitude erronée.

Lacunes et savoirs non acquis
C’est donc la preuve que, quand on dit qu’il faut apprendre ses leçons, ce n’est pas pour embêter les enfants mais parce que cela a des conséquences. (oui, à l'école comme dans la vie, il y a des conséquences à ce qu'on fait ou ne fait pas).
Où se trouve la difficulté ? Soit en tant que parent, on a les moyens de reformuler ; soit il faut trouver quelqu’un (voisin, parent, organisme ou même l’enseignant) pour ré-expliquer. Donc, une mauvaise note, c’est aussi l’alerte d’une lacune et le moment de ne pas la laisser s'incruster. Merci la mauvaise note de nous l’avoir fait remarquer.

Un problème d’attitude ?
C’est l’autre axe d’exploration. Il y a des enfants qui ont les connaissances mais ne savent pas les mettre en œuvre.
- l’enfant lit trop vite l’énoncé (certains pensent que finir le 1er le contrôle, c'est être 1er de la classe !)
- il n’a pas compris l’exercice et part sur de fausses pistes. Il s’entête sur une base absurde et tout est faux. Georgia, prends le temps ! Fais comme au Cluedo, relis 2 fois l'énoncé !
- il est dans la lune et démarre trop tard, tel le lièvre de la fable. Il a fait à peine la moitié des exercices. La moitié des réponses bonnes sur la moitié de faites, ça fait vite 1/4 de la note = 5/20 ;(((
- C’est un grand paniqueur ! cela requiert parfois l'aide d'un thérapeute = à la moindre question, c'est la tétanie. Manque de confiance en soi, pas de place légitime dans ce monde, sentiment d'être usurpateur, estime de soi à zéro... Vous avez dit zéro ????
Autant de pistes qui expliquent le problème de la note en forme de "0".

Créer un chemin ensemble
Lui offrir l’idée que dans la vie, tout le monde un jour « se plante » et que la note (ou l’erreur) doit maintenant appartenir au passé. Qu’est-ce qu’on va construire ensemble, maintenant ? Quel chemin pour changer son attitude devant l’interro ? Ou pour désormais vraiment apprendre ses leçons ?

Vous n’avez pas criez. Georgette n’en est pas revenue. Elle a du entrer dans l’univers de sa note et comprendre qu’elle a un défi à relever et que vous allez l’aider à le relever. Moins de cris, moins de panique, moins de fatalisme. Un chemin, avec du travail nécessaire, pas des punitions en plus. Au boulot, Georginetta !

* Nota bene : le zéro est peu pratiqué de nos jours… quoique ...

03.10.2007

Temps scolaire : c'est la journée qu'il faut changer !

Voilà le serpent de mer ressorti des ondes de la rentrée scolaire. Cela reste une annonce bien précipitée et sans pertinence aucune. 4 x 8 heures plus les devoirs, cela fait toujours des semaines bien au-delà des 35 heures réservées… aux parents.

20 ans pour rien
Comme les réformes de l’éducation, la question des rythmes scolaires parcoure les commissions, les colloques et les études sociales, psychologiques autour de l’enfance.
Il y a 20 ans le professeur Hubert Montagner donnait déjà l’alerte : ce n’est pas la semaine d’école qu’il faut redécouper mais la journée scolaire. Il s’appuyait alors, avec un autre chercheur François Testu, sur des constats scientifiques, notamment sur les temps de vigilance des enfants dans leurs apprentissages.
Autrement dit, mieux vaudrait une semaine de 5 jours mais avec de vraies plages de repos dans chaque journée, plus d’art, de sport et de détente au sein de l’école.

Logique économique ?
Aux journaux de 20 heures, des parents réjouis voient dans la semaine de 4 jours l’opportunité de rester en famille tout le week-end. Cela se comprend. D’autant que la généralisation des familles recomposées rend les fratries friandes d’un peu de temps pour se voir. C’est bien naturel. Mais on pourrait quand même être plus créatifs : faire des journées moins en flux tendu, avec des cours de ¾ d’heures, libérer le samedi mais occuper le mercredi matin avec le cours de gym, la peinture, une initiation musicale, raccourcir les grandes vacances qui sont des déserts intellectuels pour les enfants les plus pauvres*… en bref décompresser ces journées harassantes. Si vous tapez « rythmes scolaires » dans un moteur de recherche, vous constaterez que ce sujet à occuper, au bas mot, deux décennies. Vraiment dommage qu'on choisisse encore la mauvaise solution ! il n'est en tout cas pas possible de dire que cela aura été "sans connaissance de cause".

* Rappelons qu’1 enfant sur 3 ne part jamais en vacances

A lire :
- Une interview de Montagner récente.
- le livre de François Testu : « Chronopsychologie et rythmes scolaires »,

03.09.2007

Rentrée scolaire : ne ratez pas la réunion parents enseignants

Leur lâcher la main dans la cour de l'école, c'est toujours un grand moment d'émotion. Mais vous aussi avez quelques devoirs en perspective pour cette rentrée scolaire (en dehors de dégainer votre chéquier).

Cela commence par la réunion de rentrée scolaire où vous êtes conviés à rencontrer l'enseignant. Très souvent, c'est dans la classe même, à la place de votre champion.

C'est donc très important pour visualiser où notre enfant va évoluer toute l'année, où se rangent les manteaux, où sont afficher les dessins et les règles qui entourent le tableau.

Ensuite, on a un peu la "feuille de route de l'année".
- Savoir ce qu'on attend pédagogiquement des enfants,
- Comment se gèrent les devoirs,
- Connaître les activités proposées,
- S'il y aura des sorties,
- Comment l'enseignant entend communiquer avec les parents...

Comment pourrait-on faire l'impasse sur une telle opportunité de rencontre et de mise en phase ?

C'est aussi le moment de poser vos questions (pas trop perso : les autres parents, à ce moment-là, se moquent de savoir que votre petite Huguette a peur des araignées).

Voilà. Bonne rentrée. N'oubliez pas que dans 3 semaines, ce sera l'élection des représentants des parents d'élèves au sein de l'école et que c'est votre devoir - encore - de voter.

J'ajoute des notes de la rentrée passée... qui n'ont pas pris une ride :
- Militons pour des cartables légers
- Bien organiser sa chambre

28.08.2007

T'en veux une ? Non, merci !

Il est toujours intéressant d'écouter ce que disent les parents et les enfants. C'est le bon vieux truc : "Qu'est-ce que tu me dis quand tu me parles ?". Et bien, avec un peu d'attention, on découvre des choses étonnantes.

Par exemple, cette propension des parents à questionner au lieu d’ordonner calmement ou encore à menacer sans fin et sans mise en exécution (heureusement parfois, étant donné les menaces !!!).
C’est une question de relation, d’autorité, de légitimité et de confrontation, parfois de prise de pouvoir des petits sur les grands.

Ainsi entend-on souvent les parents demander à leur enfant de faire telle ou telle chose sous la forme d’une question :
- « Adèle, veux-tu bien mettre ton bonnet ? ».
Adèle a une réponse très logique : « Non, pas maintenant ! ».
- « Adèle, je te dis de mettre ton bonnet ! »
A nouvelle formulation, nouvelle inflexion dans l’amabilité de mademoiselle : « Non ! j’ai pas envie ! » (au cas, maman, où tu n’aurais pas compris).
- « Adèle, tu le mets ce bonnet, oui ou non ? Tu sais que tu commences à m’énerver ! »
Adèle traduit le « tu commences à m’énerver » (seulement ?) comme une bonne marge de manœuvre en perspective.
Le tout est usant pour le parent comme pour l’enfant. Cela ne trace aucun contour lisible pour l’enfant qui, telle une bille de flipper, fait sa vie comme il peut, sans repère véritable, balloté selon sa propre humeur.

La menace annoncée est un autre exemple. Je pense à ce dynamique Anselme qui, dans la verdeur de ses 4 ans, s’est précipité devant moi cet été, à travers les voitures en attente dans une station service. Son but ? Appuyer sur un magnifique bouton d’urgence rouge situé, il est vrai, à sa hauteur. Le père voyant son fils démarrer en trombe, croit intervenir en posant cette question magnifique :
- « Mais Anselme, qu’est-ce que tu fais ? »
Il court Monsieur, il court et pris par l’élan de sa motivation à pousser ce beau bouton rouge, il a franchement autre chose à faire que de répondre à son père.
- « Anselme, tu vas t’arrêter, oui ? »
Et bien non, pas le temps. Du coup, Daddy sort la menace suprême, audible juste avant que la sirène ne soit déclenchée par sa progéniture :
- « Anselme, t’en veux une ? »
Alors, la réponse fusa, intelligente, et bien tournée quant à la politesse : « Non, merci papa ! ».
"Oin-Oin-Oin" fit la sirène de service paniquant les vacanciers alentour.

Voilà. Dire les limites, veiller à ce qu’elles ne soient pas dépassées, ou peu. Expliquer avant, appliquer pendant, cela n’est pas facile mais cela donne toute sa légitimité à notre parole de parents. Comme la pub (qui sait si bien parler aux enfants de ce qu'ils connaissent) le disait : « Tu as dépassé les bornes des limites, Maurice ! ». Bonne rentrée !

04.06.2007

Contradiction 5 : nos enfants et les décalages horaires

Notons cette belle contradiction glanée au cours d'une conversation avec la maman de Germain : à l'occasion des grands week-ends, voilà cette petite famille - le roi, la reine et le p'tit prince - partie en République dominicaine pour 8 jours. Germain, 5 ans au compteur et un déploiement de ses jeunes neurones en classe de maternelle 3, se trouve ainsi gratifié d'une déscolarisation intempestive.

Mais là n'est pas la contradiction (quoique...).
Estelle, la maman, est la même qui m'expliquait il y a quelques semaines que les enfants ne parviennent pas à s'habituer à l'heure d'été. Une heure de différence au coucher, c'est très dur. Les plus petits sont fatigués, irritables. C'est hyper dur aussi pour les parents.

Alors que prendre un avion et sur 8 jours se faire deux décalages horaires de 7 heures, changer de climat pour passer de 12° à 33°, c'est sans problème. Les enfants adorent : ils vivent leur vie.

C'est la maîtresse qui va être ravie de récupérer Germain lundi matin, le nez rosi par le soleil et la vue basse de jet lagger !

Memo : sans lui gâcher la vie, il faudra penser aussi à parler à Germain des vacances éthiques... et des Braceros.
A voir, l'exposition de la photographe Celine Anaya Gautier : "Esclaves au paradis" - Usine Spring court, 5, passage Piver, Paris 11ème (01. 43. 57. 96. 63) - M° Goncourt ou Belleville - Entrée libre.Paris.
Si l'on est trop éloigné, son livre est un témoignage saisissant : "Esclaves au paradis", de Celine Anaya Gautier - Editeur: Vents d’Ailleurs - CD de sons, pris sur place, est inclus dans le livre.
35 euros TTC (1 euro par livre reversé à une fondation haïtienne). Avec le concours d'Amnesty international.
medium_Anaya_esclaves_au_paradis.jpg

08.02.2007

Kidexpo : 1er salon des 4/14 ans et de leurs parents

medium_Kidexpo.jpgAprès tout, qui en France n’a pas son salon d’exposition dédié ? On en vient à être surpris de découvrir que le 1er salon dédié à la famille ouvre seulement en 2007.

Kidexpo propose donc sur 12000 m2, à la porte de Versailles, à Paris, 3 jours complets pour que les 4-14 ans et leurs parents trouvent des réponses à toutes leurs questions et découvrent le top des ateliers créatifs.

Donc, ce sera les 1er, 2 et 3 juin, ce calendrier paraissant le seul bémol de l’initiative : qui a envie de s’enfermer en famille ces jours de beau temps et d’y fêter, qui plus est, la fête des mères ?!!! Juin, mois des communions, mariages, baptêmes et autres parties de campagne… paraît un vrai handicap. Pour le reste, chacun aura sa part.

Côté enfants
Les petits sont invités à découvrir les ateliers : cuisine, jardinage, découverte de la musique (là, ça évitera d’acheter le trombone convoité par Ursulin et la trompette, fixette très collante dans l’esprit de la petite Simone). Il y aura encore des contes, des loisirs créatifs, une maison à construire, des robots à rencontrer, un parcours sécurité routière à maîtriser et la possibilité de se transformer en … archéologue sous marin !

Côté parents
On tape dans le pratique et le goût immodéré des parents pour l’organisation : il sera donc question de soutien scolaire, d’orientation mais aussi de clubs sportifs, de séjours linguistiques, de sites touristiques. Tous les services à la personne seront évoqués, la presse jeunesse, florissante et si bien faite en France présentera ses titres.
Ajoutons la quintessence des jeux vidéos, un forum pour échanger avec des experts et le Café des parents et des éducateurs dont je reparlerai un jour. C’est fou ce que contient ce programme. 3 jours d’info, il faudrait vraiment fournir les duvets pour camper sur place.

Ah ! j’oubliais Le Prix littéraire de la fête des Mères. L’indétrônable Edwige Antier (franchement, il y a une paresse de l’esprit chez les organisateurs à proposer ENCORE Edwige Antier comme caution bien pensante).

Kidexpo, vous y courrez parce qu’en quelques heures, vous ferez votre marché en amusant vos enfants ;)

Kidexpo, du 1er au 3 juin 2007, Porte de Versailles, Hall 6. De 10 h à 19 h et le samedi jusqu’à 22 heures.

24.11.2006

Salon de la littérature de jeunesse : ils dévorent !

medium_affiche_1_.gifIl est parfois dit – ou craint – que les enfants lisent moins qu’avant, étant très sollicités par les nouveaux médias.
La réalité est plus contrastée que ça. En fait, il y a de bons, de très grands lecteurs. Et des enfants qui n’accèdent pas ou peu aux livres.

Dans la première catégorie, il y a beaucoup d’enfants vivant dans un contexte familial où le livre a sa place. Leurs parents leur lisent très tôt des histoires, ils fréquentent des bibliothèques municipales, bref, l’objet livre leur est totalement familier, avant même de savoir lire. Le tout est pour certains assorti de peu de télé à la maison. Ceux-là, bien sûr, dévorent. Les éditeurs ne sont pas restés sans le savoir et l’édition du livre de jeunesse est particulièrement dynamique en France : 10.000 nouveautés par an !

Dans la seconde catégorie, il y a des enfants moins favorisés dans ce domaine de la lecture. Certains parviennent en CP sans avoir vraiment jamais plongé dans l’univers des contes et des histoires dédiées aux petits. Parfois, leurs parents sont un peu démunis pour les aider. Souvent la téloche ronronne jusque dans leur chambre. C’est plus facile que de lire, ce support hypnotisant. Enfin, les consoles de jeux et même Internet viennent occuper pas mal de temps de loisir.

Ceux-là doivent être aidés. A l’école, (donnez vos vieux livres aux écoles qui en ont besoin !), dans les quartiers, en rejoignant des associations comme « Lire et faire lire » de Alexandre Jardin. Et puis, inciter tous ces enfants à aller dans les bliothèques et médiathèques municipales. C'est gratuit. Les communes font de gros efforts sur ce plan.

Dernier poncif à briser : non, ils ne sont pas tous plongés dans leur console de jeux. Seulement 12% des joueurs en France ont moins de 12 ans, alors qu’un ¼ a 35 ans. Leurs parents, peut-être ???

Salon de Montreuil, du 22 au 27 novembre 2006 : lectures, rencontres, expositions, animations, dédicaces, etc... avec 250 exposants. Les auteurs dédicacent sur place. Revenir à la maison avec un message personnel de son auteur favori, ça rend fier ;))

25.10.2006

Précocité : le chiffre du Q.I. n'est rien, isolé

Un enfant n'est pas un Q.I. de "x". Les enfants ne se mesurent pas comme les chevaux fiscaux des voitures. Il faut donc savoir que le test WISC III repose sur 3 critères d'analyse :
- un résultat verbal de connaissances ;
- un résultat de performance pour le savoir ;
- un résultat global, qui à partir des deux premiers va permettre de dessiner un panorama personnel, unique de l'enfant.

Car le problème n'est pas d'avoir - ou pas - un Q.I. de 148. La question c'est parfois le grand écart (de 15 ou 20 points) entre le résultat verbal et celui de performance.
Là, l'enfant est dit en "dyssynchronie". Expert ou hyper compétent d'un domaine intellectuel et décalé totalement sur les savoir faire quotidiens, au point d'être un boulet en classe.

C'est donc tout sauf un chiffre isolé.
Il s'écrit beaucoup de choses, avec beaucoup d'approximation, parfois de radicalisation, sur le sujet des enfants précoces. L'un des textes à consulter (et relire) est une conférence d'un psychanalyste nîmois, Philippe Chamont, "Précocité : de l'information à la pratique : connaître pour comprendre et reconnaître pour apaiser".

Il a également écrit : La précocité et ses contradictions, aux éditions du champ social, en 2000. Malheureusement épuisé. Trouvable sans doute sur Internet en occasion.

24.10.2006

"Soyons créatifs", livre génial de Philippe Brasseur

medium_soyons_creatifs.jpgS’il existe un livre formidable pour accompagner ses enfants, partager des moments inventifs ensemble, c’est bien le « Soyons créatifs » de Philippe Brasseur. Auteur mais aussi illustrateur, il nous convie à mettre nos méninges et celles de nos enfants en partage. Pour ceux qui ont participé à des stages de développement personnel, bien des exercices leur seront familiers. Ecoute relationnelle, parler en public, développer des stratégies alternatives...

Le but ? Faire des activités où l’ingéniosité, la capacité à s’exprimer, à mimer, à décaler le sens des choses les plus établies, développe d’autres manières de penser. C’est à la fois très simple et étonnant de résultats.
Car Philippe Brasseur ne perd jamais de vue les capacités de ses jeunes lecteurs, tout en indiquant aux parents, l’objectif "pédagogique" visé et les compétences à mettre en oeuvre pour y parvenir.
Des exemples ? Le jeu du "Je me mets à ta place", changer ses habitudes, se poser une question de plusieurs manières, …
Vraiment si vous avez un cadeau à vous faire, c’est bien ce livre là. Philippe Brasseur en a écrit un autre, tout aussi passionnant : 1001 activités autour du livre.

"Soyons créatifs", Philippe Brasseur, éditions Caterman, 16,75 €.

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