22.02.2008
Rentrée scolaire 2008 : qui est vraiment contre ?
Annoncée en février, le retour aux traditions fait râler un peu. Juste un peu. Car dans le fond, enseignants et parents ne sont pas si mécontents que cela.
Nouvelle répartition horaire
• Les horaires reviennent se caler sur les matières. Cela est moins favorable à l’interdisciplinaire mais c’est plus lisible.
• Français et mathématiques redeviennent les « matières premières » : cette idée n’est pas une nouveauté car ces matières l’ont toujours été.
• Le Français est doté de 10 hebdomadaires en cycle 2 et de 8 heures en cycle 3 (du CE2 au CM2).
• Le sport passe de 3 à 4 heures par semaine. S’ils avaient pu transformer cela en une vraie après-midi de sport gratuit le mercredi et ainsi favoriser une heure de moins par journée d'école… nous aurions fait un grand pas dans les rythmes scolaires et l’occupation des enfants en milieu de semaine. (Les mamans retireraient aussi ½ journée de temps partiel, donc augmenteraient leur pouvoir d'achat).
Les disciplines sur le chemin des traditions
• La grammaire revient au sujet-verbe-complément. Vous connaissez ma démonstration sur la grammaire générative ;)
• L’orthographe redevient un exercice à part entière. Oui, mais il faudrait être honnête. Les enfants acquièrent surtout l’orthographe dans leurs 1ères années de lecture. L’orthographe, cela s’incorpore par la lecture, avant une explication structurelle rébarbative.
• Les enfants doivent savoir leurs conjugaisons à tous les temps de l’indicatif (futur antérieur et plus-que-parfait y compris). Franchement, si on comprend la construction du passé composé (auxiliaire au présent + participe passé), on peut retenir le futur antérieur (auxiliaire au futur + participe passé).
• La récitation et les rédactions reprennent du service. Les poètes sont si peu achetés en livres de nos jours que leur reconnaissance culturelle à l'école est un beau geste. Savoir utiliser sa mémoire et rédiger, cela permettra toujours de survivre quand l'électricité et tous nos joujous électroniques seront en panne...
• Les 4 opérations de calcul et la règle de trois doivent être maîtrisées. Cette perte de compétence est issue depuis 40 ans de la montée en puissance des machines. Pourquoi apprendre à calculer mentalement ? Pour ne pas se faire berner, pour compter ses sous, pour se situer citoyennement, pour peut-être inventer les machines de demain et bricoler plus efficacement…
• L’Histoire redevient une vraie discipline… traitée de manière chronologique en s’appuyant sur les grandes figures. De la chronologie oui, mais des mauvaises photocopies non ! Les enfants d’aujourd’hui vivent avec d’autres supports. Arrêtez cet enseignement rebutant ! Vite, un quizz Histoire sur Nintendo !!!
Deux nouvelles disciplines
• L’Histoire de l’art fait une entrée remarquée dès le CP et se trouve reliée aux périodes de l’Histoire. 20 heures annuelles sont prévues en cycle 3. Pour avoir dispenser des cours d’Histoire de l’art dans une école d’ados en échec scolaire, je peux affirmer que l’art permet de faire passer beaucoup, beaucoup de savoir et… ouvre le regard.
• Le développement durable s’invite aussi tant dans les cours de géographie qu’en science. Là aussi, il faut changer les supports d’activité.
Promotion du civisme
Cela s’appelle « l’instruction civique et morale ».
• On revient aux grandes maximes : « La liberté de l’un s’arrête où commence celle d’autrui »).
• Les enfants découvrent les règles qui régissent la société et les institutions.
• Des notions comme la France, la nation, l’Europe, la francophonie doivent être connues.
Attention soutenue à la maternelle
Elle prépare explicitement les enfants à l’apprentissage du Français et des mathématiques.
15:45 Publié dans Education Maison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : école, darcos, enseignement, discipline, enfants, éducation, Histoire
31.12.2007
Emission sur les enfants précoces avec Vlinka Antelme
Mme Vlinka Antelme, présidente de l'association l'AFEP (association des familles d'enfants précoces) répond à toutes vos questions Mercredi 2 janvier 2008, de 13 à 15 heures sur Parenthèses Radio. L'émission de Laurent Bourdon, Féminin singulier.
Pour remplir le formulaire et poser votre question : http://www.parentheseradio.fr
Parenthèse Radio en FM
dans l’Est parisien, à Creil (101.3 MHz), Meaux (101.3 MHz)
et Melun (97.6 MHz)
et à Clermont-Ferrand (88.1 MHz) et Limoges (90.5 MHz)
en janvier à Dijon (94.1 MHz)
Radio sur internet et sur la console Free
10:05 Publié dans z>ParenthèseRadio | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants précoces, enfants, précocité, Vlinka Antelme, famille, éducation, 2008
20.11.2007
Entrée en 6ème : accompagner la métamorphose
Le "Guide de la réussite scolaire", édité par L'Express & L'Etudiant est paru.
J'y participe à travers un long article sur l'entrée en 6ème.
Comment la préparer en cm2, pourquoi les enfants appréhendent ce qu'ils maîtriseront pourtant le mieux et le plus vite ? Quels sont les incontournables de la réussite de cette rentrée au collège ? Comment négocier ce premier tournant d'émancipation ? Que de questions ! ... et quelques réponses que j'ai rassemblées après enquête auprès de parents, de collégiens, de fédérations de parents, d'un sociologue qui s'est immergé un an durant dans un collège pour étudier ce passage rituel... En vente dans tous les kiosques.
14:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scolarité, famille, enfants, éducation, france, presse, réussite scolaire
15.11.2007
Parenthèse : la radio de la famille
Parenthèse radio a été lancée cet automne. Futurs parents, parents de tout petits et de plus grands, grands-parents : Parenthèse vous donne la parole pour dialoguer de tous les sujets qui vous concernent. 60 heures de direct chaque semaine, 7 experts invités chaque jour.
Il vous suffit d'aller sur le site, de choisir l'émission et le thème qui vous concerne et de laisser votre question.
Il est également possible si on ne les capte pas, d'écouter les archives... passionnant !
DIFFUSION : dans l’Est parisien, à Creil (101.3 MHz), Meaux (101.3 MHz) et Melun (97.6 MHz)
et à Clermont-Ferrand (88.1 MHz) et Limoges (90.5 MHz). Mais c'est aussi possible d'y accéder dans le bouquet de l'opérateur FREE / CanalSat.
A découvrir et à utiliser : le site Internet = http://parentheseradio.fr
18:00 Publié dans z>ParenthèseRadio | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : radio, FM, france, famille, éducation, bébé, enfants
09.11.2007
Temps scolaire : comment situer nos enfants dans la durée ?
Le temps scolaire, c’est celui qu’organisent les adultes entre eux et que les enfants vivent au quotidien.
Mais de même qu’ils ont bien du mal à dire « à quoi ça sert l’école », les enfants ne sont pas en mesure de « visualiser » leur année scolaire en terme de temps qui s’écoule.
Le temps long est pour eux une abstraction
Si je vous dis : « le temps jusqu’à Noël, le temps jusqu’aux vacances de février, Pâques », il est vraisemblable que vous allez parvenir, selon vos moyens d’appréhension du temps à avoir une vision de ce calendrier. Parce que vous êtes un adulte. C’est tout à fait impossible à un enfant (et même un ado) de le faire spontanément. Au mieux, s’il s’agit d’un enfant très organisé, va-t-il être en mesure de s’organiser sur sa semaine et pour les plus costauds à planifier d’une semaine à l’autre. Mais pas plus loin. Un enfant n’a pas le même champ visuel que nous, ce qui le rend vulnérable dans la circulation urbaine. Il n’a pas non plus la même capacité à élaborer une stratégie dans le temps.
Faire du temps un allié
Quelle en est la première conséquence ? Et bien si vous interpelez votre cher Arsène sur ses notes d’un « Il est temps de te ressaisir », d’un « Ton trimestre va être une cata », « attention à tes contrôles », l’alerte que vous croyez lui transmettre lui passe carrément au dessus des antennes !!!
Se presser par rapport à quoi ? Ils n’en ont pas la moindre idée.
L’exercice de la Toussaint
La Toussaint, c’est au mitan de la rentrée scolaire et des vacances de Noël. Environ deux sessions de 7 semaines. Prenez un calendrier panoramique et faites colorier à l’enfant tous les jours d’école de la rentrée aux vacances de Toussaint. D’une autre couleur, faites de même de la rentrée de la Toussaint aux vacances de Noël. Placez du rose sur les vacances car c’est aussi du temps qui passe (plus vite, bizarrement !).
L’idée, c’est aussi de mieux les situer dans le temps, donc – aussi - de leur apprendre la régularité de l’effort : un petit peu chaque jour. « Tu vois, Jeanine, ce que tu ne fais pas aujourd’hui, ça va s’accumuler, tu vas stresser. Alors qu’en en faisant un peu tous les jours (les devoirs, les poésies, les exposés), on apprend ensemble à ne pas faire à la dernière minute ».
La durée, facteur de calme
Vous verrez que c’est un facteur d’accalmie. Au lieu de "fonctionner" sans trop savoir pourquoi du lundi au samedi, comme un hamster tourne dans sa roue, vous allez situer votre enfant dans un temps plus long, lisible. Admettez que si vous n’aviez pas, vous, cette capacité, vous ne tiendriez pas toujours à votre travail.
Au début, privilégiez le temps du trimestre, puis faites-lui visualiser son année en trois trimestres. Situez aussi sur le calendrier les anniversaires et les fêtes. Voilà, notre soucieux Arsène, notre délurée Jeanine vont se situer dans le temps, savoir dans quel contexte ils avancent. L’éducation des enfants passe souvent par ce décryptage de nos évidences qui sont pour eux de parfaits mystères. C’est un cadeau sans prix… et qui dure pour toute la vie. Un temps que l’on souhaite le plus long possible ;)
18:00 Publié dans Education Maison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, école, éducation, temps, bien-être, zen, enfants
03.10.2007
Temps scolaire : c'est la journée qu'il faut changer !
Voilà le serpent de mer ressorti des ondes de la rentrée scolaire. Cela reste une annonce bien précipitée et sans pertinence aucune. 4 x 8 heures plus les devoirs, cela fait toujours des semaines bien au-delà des 35 heures réservées… aux parents.
20 ans pour rien
Comme les réformes de l’éducation, la question des rythmes scolaires parcoure les commissions, les colloques et les études sociales, psychologiques autour de l’enfance.
Il y a 20 ans le professeur Hubert Montagner donnait déjà l’alerte : ce n’est pas la semaine d’école qu’il faut redécouper mais la journée scolaire. Il s’appuyait alors, avec un autre chercheur François Testu, sur des constats scientifiques, notamment sur les temps de vigilance des enfants dans leurs apprentissages.
Autrement dit, mieux vaudrait une semaine de 5 jours mais avec de vraies plages de repos dans chaque journée, plus d’art, de sport et de détente au sein de l’école.
Logique économique ?
Aux journaux de 20 heures, des parents réjouis voient dans la semaine de 4 jours l’opportunité de rester en famille tout le week-end. Cela se comprend. D’autant que la généralisation des familles recomposées rend les fratries friandes d’un peu de temps pour se voir. C’est bien naturel. Mais on pourrait quand même être plus créatifs : faire des journées moins en flux tendu, avec des cours de ¾ d’heures, libérer le samedi mais occuper le mercredi matin avec le cours de gym, la peinture, une initiation musicale, raccourcir les grandes vacances qui sont des déserts intellectuels pour les enfants les plus pauvres*… en bref décompresser ces journées harassantes. Si vous tapez « rythmes scolaires » dans un moteur de recherche, vous constaterez que ce sujet à occuper, au bas mot, deux décennies. Vraiment dommage qu'on choisisse encore la mauvaise solution ! il n'est en tout cas pas possible de dire que cela aura été "sans connaissance de cause".
* Rappelons qu’1 enfant sur 3 ne part jamais en vacances…
A lire :
- Une interview de Montagner récente.
- le livre de François Testu : « Chronopsychologie et rythmes scolaires »,
09:51 Publié dans Bien-être des enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, santé, école, rythmes scolaires, semaine de 4 jours, éducation, solidarité
03.09.2007
Rentrée scolaire : ne ratez pas la réunion parents enseignants
Leur lâcher la main dans la cour de l'école, c'est toujours un grand moment d'émotion. Mais vous aussi avez quelques devoirs en perspective pour cette rentrée scolaire (en dehors de dégainer votre chéquier).
Cela commence par la réunion de rentrée scolaire où vous êtes conviés à rencontrer l'enseignant. Très souvent, c'est dans la classe même, à la place de votre champion.
C'est donc très important pour visualiser où notre enfant va évoluer toute l'année, où se rangent les manteaux, où sont afficher les dessins et les règles qui entourent le tableau.
Ensuite, on a un peu la "feuille de route de l'année".
- Savoir ce qu'on attend pédagogiquement des enfants,
- Comment se gèrent les devoirs,
- Connaître les activités proposées,
- S'il y aura des sorties,
- Comment l'enseignant entend communiquer avec les parents...
Comment pourrait-on faire l'impasse sur une telle opportunité de rencontre et de mise en phase ?
C'est aussi le moment de poser vos questions (pas trop perso : les autres parents, à ce moment-là, se moquent de savoir que votre petite Huguette a peur des araignées).
Voilà. Bonne rentrée. N'oubliez pas que dans 3 semaines, ce sera l'élection des représentants des parents d'élèves au sein de l'école et que c'est votre devoir - encore - de voter.
J'ajoute des notes de la rentrée passée... qui n'ont pas pris une ride :
- Militons pour des cartables légers
- Bien organiser sa chambre
16:30 Publié dans Education Maison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée scolaire, école, famille, enfants, enfant, éducation, parents
28.08.2007
T'en veux une ? Non, merci !
Il est toujours intéressant d'écouter ce que disent les parents et les enfants. C'est le bon vieux truc : "Qu'est-ce que tu me dis quand tu me parles ?". Et bien, avec un peu d'attention, on découvre des choses étonnantes.
Par exemple, cette propension des parents à questionner au lieu d’ordonner calmement ou encore à menacer sans fin et sans mise en exécution (heureusement parfois, étant donné les menaces !!!).
C’est une question de relation, d’autorité, de légitimité et de confrontation, parfois de prise de pouvoir des petits sur les grands.
Ainsi entend-on souvent les parents demander à leur enfant de faire telle ou telle chose sous la forme d’une question :
- « Adèle, veux-tu bien mettre ton bonnet ? ».
Adèle a une réponse très logique : « Non, pas maintenant ! ».
- « Adèle, je te dis de mettre ton bonnet ! »
A nouvelle formulation, nouvelle inflexion dans l’amabilité de mademoiselle : « Non ! j’ai pas envie ! » (au cas, maman, où tu n’aurais pas compris).
- « Adèle, tu le mets ce bonnet, oui ou non ? Tu sais que tu commences à m’énerver ! »
Adèle traduit le « tu commences à m’énerver » (seulement ?) comme une bonne marge de manœuvre en perspective.
Le tout est usant pour le parent comme pour l’enfant. Cela ne trace aucun contour lisible pour l’enfant qui, telle une bille de flipper, fait sa vie comme il peut, sans repère véritable, balloté selon sa propre humeur.
La menace annoncée est un autre exemple. Je pense à ce dynamique Anselme qui, dans la verdeur de ses 4 ans, s’est précipité devant moi cet été, à travers les voitures en attente dans une station service. Son but ? Appuyer sur un magnifique bouton d’urgence rouge situé, il est vrai, à sa hauteur. Le père voyant son fils démarrer en trombe, croit intervenir en posant cette question magnifique :
- « Mais Anselme, qu’est-ce que tu fais ? »
Il court Monsieur, il court et pris par l’élan de sa motivation à pousser ce beau bouton rouge, il a franchement autre chose à faire que de répondre à son père.
- « Anselme, tu vas t’arrêter, oui ? »
Et bien non, pas le temps. Du coup, Daddy sort la menace suprême, audible juste avant que la sirène ne soit déclenchée par sa progéniture :
- « Anselme, t’en veux une ? »
Alors, la réponse fusa, intelligente, et bien tournée quant à la politesse : « Non, merci papa ! ».
"Oin-Oin-Oin" fit la sirène de service paniquant les vacanciers alentour.
Voilà. Dire les limites, veiller à ce qu’elles ne soient pas dépassées, ou peu. Expliquer avant, appliquer pendant, cela n’est pas facile mais cela donne toute sa légitimité à notre parole de parents. Comme la pub (qui sait si bien parler aux enfants de ce qu'ils connaissent) le disait : « Tu as dépassé les bornes des limites, Maurice ! ». Bonne rentrée !
14:30 Publié dans Education Maison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : enfant, famille, école, autorité, parents, éducation, rentrée
26.07.2007
Quand Duras parlait d'être heureux à l'école... par l'effort
Aux hasards d'une relecture de Duras, j'ai découvert un article qu'elle avait écrit sur l'école en 1957, dans France Observateur, sur le fait d'évoluer en élève heureux. Curieusement, elle reprenait totalement à rebours l’idée qu’être né dans un milieu aisé serait un avantage dans les petites classes. Elle en faisait d’ailleurs de même de la précocité, triant la véritable de l’artificielle. C’est lumineux.
« Elève Dufresne pourrait mieux faire »
C’est le titre de l’article. Nous apprenons d’ailleurs en amorce de ce texte les conditions d’accueil des enfants à la fin des années 50 et le niveau de maths en CP :
« Dufresne, sept ans, joues de bébé, cheveux en brosse, demande pour la troisième fois d’aller « au petit coin ». Le maître refuse. L’heure est grave : aujourd’hui, on explique « le truc additionnel avec retenue », épreuve du troisième trimestre du cours préparatoire. Cinquante enfants sont là… Le maître commence. »
La bourgeoisie intellectuelle dont est issue Dufresne est démontée comme un cocon qui extrait Dufresne de l’effort et l'entretient comme une plante irriguée par la pensée des adultes cultivés qui l’entourent. Dufresne n’a ni besoin de faire, ni nécessité d’apprendre. Il vit de la pensée des autres. Sa précocité est un leurre.
Fournier son copain de classe, fils de commerçant, travaille et est avide de connaissance. Habitué tout petit à l’effort intellectuel, cela fait partie de sa nature. Apprendre l’enthousiasme. C’est chez lui exponentiel. Il vit l’intellectualité de l’intérieur. Il forge sa pensée. Heureux, le Fournier !
Que vous soyez parent, éducateur, ministre ou journaliste, relisez ce texte de Duras. C’est avant tout bien écrit, perspicace, léger et puissant. Mais c’était en 1957, quand les écrivains étaient éditorialistes de presse…
En parcourant Duras :
- l’article est extrait de "Outside", recueil de ses articles pour la presse, ses écrits "du dehors" comme elle les nommait pour les différencier de l’écriture pure, celle élaborée dans la solitude intérieure. Juste après Dufresne, l’article sur l’illettrisme vécue par une femme interviewée est formidable, (Folio) ;
- Pour ceux qui se demandent ce qu’écrire veut dire : « Ecrire » (Folio) ;
- Pour l’été et ceux qui changeraient bien de vie ou d’orientation : « Le marin de Gibraltar » s’impose, (Folio).
16:50 Publié dans Côté pédagogie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, écrire, famille, précocité, Livre, france, éducation
04.06.2007
Contradiction 5 : nos enfants et les décalages horaires
Notons cette belle contradiction glanée au cours d'une conversation avec la maman de Germain : à l'occasion des grands week-ends, voilà cette petite famille - le roi, la reine et le p'tit prince - partie en République dominicaine pour 8 jours. Germain, 5 ans au compteur et un déploiement de ses jeunes neurones en classe de maternelle 3, se trouve ainsi gratifié d'une déscolarisation intempestive.
Mais là n'est pas la contradiction (quoique...).
Estelle, la maman, est la même qui m'expliquait il y a quelques semaines que les enfants ne parviennent pas à s'habituer à l'heure d'été. Une heure de différence au coucher, c'est très dur. Les plus petits sont fatigués, irritables. C'est hyper dur aussi pour les parents.
Alors que prendre un avion et sur 8 jours se faire deux décalages horaires de 7 heures, changer de climat pour passer de 12° à 33°, c'est sans problème. Les enfants adorent : ils vivent leur vie.
C'est la maîtresse qui va être ravie de récupérer Germain lundi matin, le nez rosi par le soleil et la vue basse de jet lagger !
Memo : sans lui gâcher la vie, il faudra penser aussi à parler à Germain des vacances éthiques... et des Braceros.
A voir, l'exposition de la photographe Celine Anaya Gautier : "Esclaves au paradis" - Usine Spring court, 5, passage Piver, Paris 11ème (01. 43. 57. 96. 63) - M° Goncourt ou Belleville - Entrée libre.Paris.
Si l'on est trop éloigné, son livre est un témoignage saisissant : "Esclaves au paradis", de Celine Anaya Gautier - Editeur: Vents d’Ailleurs - CD de sons, pris sur place, est inclus dans le livre.
35 euros TTC (1 euro par livre reversé à une fondation haïtienne). Avec le concours d'Amnesty international.
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09:05 Publié dans Petites contradictions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, enfant, famille, école, éducation, voyage, tourisme







